Raphaëlle Bouvier et Maxime Potard se sont rencontrés en 2008 au sein de la formation professionnelle La compagnie d’entraînement, au Théâtre des Ateliers d’Aix-en-Provence, dirigé par Alain Simon.

En 2009, ils co-fondent le collectif Le coq est mort avec Romain Girard, et ils focalisent leur travail autour de la poésie sonore, du parler-chanter, du statut de comédien-récitant, et de la mise en voix de la poésie contemporaine. Le trio du Coq est mort se termine en 2012 pour laisser la place au duo du Détachement International du Muerto Coco, avec lequel ils s’attaquent à l’écriture personnelle, à la voix amplifiée et aux extensions électroniques de la poésie sonore.

 

 

Ils commencent à partir de février 2012  à créer la collection des "Lectures [z]électroniques" (entresorts crétino-virtuoses pour 2 humains et quelques machins).

Ils mettent en scène plusieurs textes de Raphaëlle Bouvier ("les Jeudis argentins" en 2012, puis "et si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney.")

 

Ils cherchent autour du statut d'être en scène, quelque part entre plein de cases / ils cherchent à amener la poésie contemporaine là où on ne l'attend pas, et à ne surtout pas se confiner aux salles de théâtre ou aux lieux dédiés à l'art contemporain.

 

Ils ont leur Caravane Sonore qui leur permet de poser leur son partout et n'importe où, ils travaillent également sur divers projets ponctuels en création collective de ré-appropriation de l'espace public sur Marseille, et proposent toujours des concerts de poésie en acoustique, pour extérieurs et lieux sauvages.

 

Parallèlement à leur activité de jeu, ils proposent des ateliers auprès de divers publics (lycéens, centres sociaux, associations de littérature, bibliothèques, écoles...).

 

 

 

Ce que nous faisons:

 

# nous défendons les écritures contemporaines. La nôtre et celle des autres. Dans le deuxième cas, nous revendiquons notre statut d'interprètes,

libres de s'emparer de l'écriture d'un auteur sans devoir lui faire la révérence.

 

# nous fondons en grande partie notre recherche et notre travail sur la thématique du langage comme matériau musical, nous nous axons essentiellement sur la poésie contemporaine, sonore,

mais aussi sur des textes plus hybrides.

 

# nous cherchons à réinterroger la théâtralité et la forme de l’événement théâtral, en nous éloignant des notions de fiction, de trame narrative et de l’idée de personnage

pour aller vers un statut de récitant-performers.

 

# nous sommes attachés à la notion de travail collectif: nous décidons des choses à deux, et ne faisons jamais appel à des metteurs en scène extérieurs.

Le cas échéant, nous sommes ravis de collaborations ponctuelles avec d'autres collectifs.

 

 

 

 

 



Maxime Potard a étudié au Conservatoire National de Région de Bordeaux, il y a passé trois ans, il a joué du Tchekhov et du Racine, mais a aussi découvert Emmanuel Adely. Ensuite il est venu à Aix-en-Provence pour intégrer la Formation Professionnelle d'acteurs du Théâtre des Ateliers, la Compagnie d'Entraînement, et puis il n’est pas retourné à Bordeaux. Il a intégré l'équipe artistique du Théâtre des Ateliers avec Alain Simon. Il a travaillé trois ans avec Le Coq est Mort. Il est ténor. Il s'est découvert une oreille absolue et donc se la pète grave.  Il bidouille du son. Il chante. De la poésie. De la pop. Oui. Co-fondateur du Petit Milan (catering itinérant de la Toy-Party), il cuisine sur ses talons en écoutant Nick Cave, en regardant un match de Federer ou bien le dernier Fil d'Actu. Il se met au solfège, pas trop vite.....

Raphaëlle Bouvier a d’abord suivi un cursus d’études littéraires (Khâgne/Hypokhagne) et puis elle a obtenu un master d'histoire, durant lequel elle a travaillé sur la prostitution et l'ordre public à Marseille au 19ème siècle. Elle a passé un an en Amérique latine à faire de l'agriculture en 2006, année pendant laquelle elle s'est dit qu'en fait elle voulait faire du théâtre. Elle a intégré en 2008 la formation professionnelle du Théâtre des Ateliers d'Aix-en-Provence, où elle a rencontré Maxime Potard. Elle est alto, elle parle espagnol, l'écriture d'investigation poétique et documentaire, les forêts et les rivières, les gens, globalement. Elle écrit des textes, premières publications parues en 2015 et 2016 (aux Cahiers du CIPM / chez MaelstrÖm « et si vous croyez assez, peut-être il y aura un poney » / dans la revue Nioques, extrait du « Journal d’une disparition » / chez Collectif Bêta « Généalogie d’une histoire ratée » / et aussi une database poétique co-écrite avec Maxime Actis : https://sansvouloirvousoffenser.wordpress.com/)

Roman Gigoi commence la clarinette à 7 ans à la AACT, à Toulouse, et puis au Conservatoire. Il aime la musique et les kinders. Plus tard, il découvre le piano avec Philippe Gelda, s'initie au jazz et aux musiques contemporaines. Il entre à l'école de musiques vivantes Music'Hall à Toulouse, puis au CIAM à Bordeaux. Il y découvre les musiques expérimentales et improvisées. Il arrive à Marseille en 2010 pour faire une licence conception de projets culturels. Au même moment, il co-fonde le Kolectif Pavillon Noär, qui mélange musiciens et plasticiens toulousains. Il rencontre à Marseille en 2012 le Zoo Animal Quartet, et commence en parallèle un travail en duo avec l'accordéoniste du groupe (OOZ). Depuis 2014, il est membre de Floston Paradise. Il a passé 2 ans à faire des gammes compliquées à l'IMFP de Salon. Et il aime toujours les kinders.